127 460 € exonérés : donation‑partage transgénérationnelle France 2026

La donation-partage transgénérationnelle permet à un grand-parent de transmettre directement des biens à ses petits-enfants, en sautant une génération. Elle exige l’accord de l’enfant, qui accepte de voir sa réserve entamée en faveur de sa propre descendance, et se conclut obligatoirement devant notaire. L’objectif : figer une répartition patrimoniale claire, irrévocable, avant même l’ouverture de la succession.
En bref:
- La donation-partage transgénérationnelle permet à un grand-parent de transmettre jusqu’à 127 460 € à un petit-enfant sans droits grâce aux abattements renouvelables, sous réserve de l’accord formel de l’enfant.
- La valeur des biens transmis est fixée à la date de l’acte, rendant le partage irrévocable et définitif, sauf atteinte à la réserve héréditaire, avec un risque de réactivation des droits en cas de donation antérieure récente.
- Le processus chez le notaire comporte une évaluation précise des biens, une validation du consentement de l’enfant, suivi de la rédaction et de la signature d’un acte irrévocable, pour immédiatement faire passer la propriété.
- Le barème fiscal dépend du lien précis, avec des taux progressifs au-delà de l’abattement, et les donations antérieures de moins de 15 ans peuvent réactiver les droits déjà payés.
- Un accompagnement personnalisé et une simulation fiscale détaillée sont essentiels pour optimiser la transmission et éviter les surprises lors de la signature.
Table des matières
- Qu’est-ce que la donation-partage transgénérationnelle et quelles en sont les conditions ?
- Fiscalité de la donation-partage transgénérationnelle : abattements et pièges à éviter
- Comment se déroule la procédure chez le notaire ?
- Quels sont les risques dans les cas complexes ?
- Un exemple chiffré pour comprendre le calcul des abattements
- Ce que La Financière Saint Matthieu retient de la donation-partage transgénérationnelle
- Un accompagnement sur mesure pour votre transmission patrimoniale
- Sources
- Questions fréquentes
Qu’est-ce que la donation-partage transgénérationnelle et quelles en sont les conditions ?
Le Code civil encadre précisément ce mécanisme aux articles 1075-1 et 1078-4. Il autorise un ascendant à répartir tout ou partie de ses biens entre ses descendants de degrés différents, à condition que l’enfant concerné donne son accord express : soit il renonce totalement à sa part au profit de ses propres enfants, soit il accepte un partage partiel où il reçoit une portion tandis que ses enfants recueillent le reste. Cette exigence de consentement distingue la donation-partage transgénérationnelle de la donation-partage transgénérationnelle ordinaire, où seuls les enfants sont gratifiés.
Contrairement à une donation simple, cet acte fige la valeur des biens au jour de la donation, ce qui évite toute contestation ultérieure sur une éventuelle plus-value. Les conséquences civiles sont structurantes :
- Chaque lot attribué devient définitif et ne pourra plus être remis en cause au décès du donateur, sauf atteinte à la réserve héréditaire.
- L’acte est irrévocable dès sa signature, contrairement à un testament que l’on peut modifier librement.
- La quotité disponible (la part que le donateur peut transmettre librement, hors réserve des héritiers) borne le montant total transmissible sans risque de réduction.
Fiscalité de la donation-partage transgénérationnelle : abattements et pièges à éviter
Le régime fiscal suit une règle simple en apparence : les droits sont liquidés selon le lien de parenté réel entre le donateur et le bénéficiaire, pas selon un taux unique appliqué à toute la donation. Un grand-parent qui gratifie directement un petit-enfant applique donc le barème et l’abattement propres à la ligne grand-parent/petit-enfant, conformément à l’article 784 B du Code général des impôts.
À retenir : chaque petit-enfant bénéficie d’un abattement propre par grand-parent, renouvelable périodiquement. Un couple de grands-parents peut ainsi transmettre jusqu’à 127 460 € à un même petit-enfant sans aucun droit de donation, en cumulant les quatre abattements individuels, comme le rappellent les Notaires de France.
Deux points méritent une vigilance particulière avant de signer :
- Le barème progressif des droits de donation s’applique au-delà de l’abattement, avec des taux qui grimpent vite selon les tranches.
- Une donation antérieure consentie à un même bénéficiaire moins de 15 ans avant la nouvelle opération réactive les droits déjà utilisés, un mécanisme anti-abus prévu à l’article 776 A du CGI.
Conseil de pro : Ne signez jamais une donation-partage transgénérationnelle sans avoir demandé au notaire une simulation chiffrée intégrant les donations déjà effectuées dans les 15 dernières années. C’est souvent là que se cache la mauvaise surprise fiscale.
Comment se déroule la procédure chez le notaire ?
Le passage devant notaire suit un enchaînement assez logique, mais chaque étape mérite d’être anticipée pour éviter les allers-retours.
- Diagnostic patrimonial : le notaire recense les biens à transmettre, leur valeur actuelle et la situation familiale de chaque bénéficiaire.
- Recueil du consentement de l’enfant : sans son accord formalisé, la donation-partage transgénérationnelle ne peut pas exister juridiquement.
- Évaluation des biens : immobilier, titres, parts sociales, chacun avec ses propres règles d’estimation.
- Rédaction de l’acte : un acte unique regroupant tous les bénéficiaires, ou des actes séparés selon la configuration familiale souhaitée.
- Signature et paiement des droits : l’acte devient alors irrévocable, et les bénéficiaires deviennent propriétaires immédiatement.
Prévoyez les titres de propriété, un état civil complet de la famille, et les derniers relevés de comptes ou de portefeuilles pour les biens financiers. Les frais de notaire varient selon la nature et la valeur des biens transmis, il vaut mieux demander un devis détaillé en amont plutôt qu’une estimation vague.
Quels sont les risques dans les cas complexes ?
Certaines situations demandent plus de précaution que d’autres. L’incorporation d’une donation antérieure dans l’acte de donation-partage transgénérationnelle en fait partie : si cette donation a moins de 15 ans, elle peut être réintégrée fiscalement et générer des droits complémentaires inattendus, comme le souligne le Congrès des notaires de 2026.
Les familles recomposées posent un autre type de difficulté, souvent d’ordre relationnel plus que technique.
- Répartir équitablement entre enfants issus de différentes unions exige une rédaction sur mesure, faute de quoi les tensions ressurgissent au décès.
- Une donation qui dépasse la quotité disponible s’expose à une action en réduction : le bénéficiaire excédentaire devra indemniser les autres héritiers ou renoncer à une partie du bien.
- Prévoir des clauses de sauvegarde, voire une renonciation anticipée à l’action en réduction, sécurise l’opération quand la quotité disponible est serrée.
Une concertation familiale en amont, même informelle, désamorce la majorité des conflits avant qu’ils n’atteignent le notaire.
Un exemple chiffré pour comprendre le calcul des abattements
Prenons un couple de grands-parents qui souhaite gratifier trois petits-enfants par donation-partage transgénérationnelle, avec l’accord de leur fils unique qui renonce à sa part.
Chaque petit-enfant peut recevoir jusqu’à un montant total défini en franchise de droits, calculé en fonction de l’abattement individuel par grand-parent, multiplié par le nombre de grands-parents, puis appliqué individuellement. Le grand-parent peut ainsi transmettre collectivement jusqu’à 382 380 € sans aucune imposition, selon le barème rappelé par les Notaires de France.

Ce calcul reste théorique : il ne tient pas compte d’éventuelles donations antérieures, de la nature exacte des biens transmis, ni des situations familiales particulières. Une simulation personnalisée chez le notaire demeure indispensable avant toute décision.
Ce que La Financière Saint Matthieu retient de la donation-partage transgénérationnelle

La donation-partage transgénérationnelle n’est pas qu’un outil fiscal, c’est un acte de transmission qui engage une vision de famille sur plusieurs générations. Chez Financieresaintmatthieu, où plus de 150 millions d’euros de patrimoine sont accompagnés selon une approche éthique chrétienne, nous voyons cette opération comme un point d’équilibre entre optimisation légitime et transmission de valeurs qui dépassent le seul chiffre.
L’articulation avec d’autres outils change souvent la donne : une assurance-vie complète utilement les abattements de la DPTG, tandis qu’une donation en nue-propriété permet de conserver l’usufruit tout en réduisant l’assiette taxable. Le bon montage dépend toujours de la structure familiale et des objectifs réels du donateur, jamais d’une recette généraliste.
Un accompagnement sur mesure pour votre transmission patrimoniale
Réussir une donation-partage transgénérationnelle demande de coordonner trois expertises à la fois : le diagnostic patrimonial, la simulation fiscale précise, et le dialogue avec le notaire chargé de l’acte, comme expliqué dans ces neuf systèmes de préservation du patrimoine intergénérationnel. Un accompagnement peut être construit autour d’une transparence totale sur les recommandations, sans commission cachée ni conflit d’intérêts, dans le respect de certaines valeurs éthiques.

Contrairement à une simple simulation en ligne, notre équipe analyse votre situation familiale complète avant de vous orienter vers le montage le plus cohérent, qu’il s’agisse d’une donation à vos enfants classique ou d’une transmission transgénérationnelle. Prenez rendez-vous sur Financieresaintmatthieu pour un premier échange sur votre projet de transmission.
Sources
Ces sources permettent de vérifier chaque règle citée dans cet article et d’aller plus loin sur les points techniques.
- BOFiP — Donation-partage transgénérationnelle (extrait)
- Notaires de France — Donation‑partage (classique ou transgénérationnelle)
- Rapport Congrès des notaires — La DPTG (2026)
- Impots
Cet article constitue une information générale et ne remplace pas l’avis d’un avocat qualifié. Consultez un professionnel du droit qualifié à propos de votre cas personnel avant d’agir sur la base de ce contenu.
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour faire une donation-partage transgénérationnelle ?
L’enfant du donateur doit donner son accord formel, en renonçant totalement ou partiellement à sa part au profit de ses propres enfants, et l’opération doit obligatoirement passer par un acte notarié.
Quelle est la nouvelle loi sur les donations en 2026 ?
Le cadre légal reste fondé sur les articles 1075-1 et 1078-4 du Code civil et l’article 784 B du CGI ; aucune réforme majeure ne modifie les abattements ou le mécanisme de rappel fiscal de 15 ans pour 2026.
Pouvez-vous donner un exemple concret de donation transgénérationnelle ?
Un couple de grands-parents peut transmettre jusqu’à 127 460 € à un même petit-enfant sans droits, en cumulant les abattements de 31 865 € par grand-parent, avec l’accord préalable de leur enfant.
Quelle est la fiscalité applicable à une donation-partage transgénérationnelle ?
Les droits se calculent selon le lien de parenté réel entre le donateur et le bénéficiaire, avec l’abattement et le barème correspondant à la ligne directe grand-parent/petit-enfant, sous réserve du rappel des donations antérieures de moins de 15 ans.





































































































