December 29, 2025

Le couple sans enfant : à qui transmettre ?

Le couple sans enfant : à qui transmettre ?

L'essentiel en bref

  • Double enjeu : protéger le conjoint d'abord, puis transmettre au second décès.
  • Le conjoint n'est pas toujours bien protégé par défaut (selon le régime et le testament).
  • Sans organisation, ce sont les collatéraux qui héritent souvent lourdement taxés.
  • Outils : régime matrimonial, donation entre époux, assurance-vie, testament.
  • Une grande liberté de transmission (filleuls, Église, associations) à organiser.

Un double enjeu spécifique

Protéger, puis transmettre.

Le couple sans enfant vit une situation distincte de celle du célibataire : il y a un conjoint à protéger en priorité. Deux temps se succèdent. Premier décès : il faut assurer que le conjoint survivant soit bien protégé ce qui n'est pas toujours le cas par défaut (en l'absence d'enfant, le conjoint hérite, mais peut être en concurrence avec les parents ou la belle-famille du défunt selon les situations). Second décès : se pose alors la question à qui transmettre ce qui reste, puisqu'il n'y a pas de descendant ?

Ce que dit l'Église

Protéger le conjoint, prolonger la générosité.

La Doctrine Sociale valorise la protection du conjoint (la solidarité au sein du couple) et la générosité dans la transmission. Pour un couple sans enfant, ces deux dimensions se conjuguent : protéger d'abord celui ou celle qui reste (un devoir de prévoyance et d'amour), puis, au second décès, faire de la transmission un choix une belle occasion de prolonger sa générosité (filleuls, Église, associations, œuvres) plutôt que de la laisser, par défaut, à une fiscalité lourde sur les collatéraux.

ÉtapeEnjeu et outils
1. Protéger le conjointRégime matrimonial, donation entre époux, assurance-vie
2. Transmettre (2ᵉ décès)Testament : filleuls, Église, associations…
Sans organisationCollatéraux héritent, souvent lourdement taxés
LibertéGrande (pas d'héritier réservataire)

Le bon réflexe

Repère. Procédez en deux temps. Protéger le conjoint : vérifier le régime matrimonial, mettre en place une donation entre époux (donation au dernier vivant) et utiliser l'assurance-vie (qui permet de transmettre au conjoint dans un cadre avantageux) pour que le survivant soit à l'abri. Organiser le second décès : par testament, puisque la transmission est libre (pas d'héritier réservataire), choisir ses bénéficiaires (filleuls, Église, associations un legs à une association diocésaine est exonéré) plutôt que de laisser les collatéraux hériter par défaut, souvent lourdement taxés. Une situation à organiser, avec le notaire.

Le regard de La Financière Saint-Matthieu

Le couple sans enfant a un double objectif : protéger le conjoint, puis transmettre librement. Nous traitons les deux temps : sécuriser le survivant (régime matrimonial, donation entre époux, assurance-vie), puis organiser la transmission au second décès car sans cela, les collatéraux héritent avec une fiscalité lourde. C'est aussi une belle occasion de générosité choisie (filleuls, Église, œuvres). Une liberté à saisir, en deux étapes, avec le notaire.

Questions fréquentes

Comment un couple sans enfant doit-il organiser sa transmission ? En deux temps : protéger d'abord le conjoint survivant (régime matrimonial, donation entre époux, assurance-vie), puis organiser la transmission au second décès (testament), puisqu'il n'y a pas de descendant.

Le conjoint sans enfant est-il bien protégé par défaut ? Pas toujours : en l'absence d'enfant, le conjoint hérite mais peut être en concurrence avec les parents du défunt selon les situations. D'où l'importance d'une organisation (donation entre époux, régime matrimonial, assurance-vie).

Qui hérite si un couple sans enfant ne s'organise pas ? Au second décès, ce sont les collatéraux (frères, sœurs, neveux…), souvent avec une fiscalité lourde. Organiser sa transmission permet de choisir ses bénéficiaires plutôt que de subir cette dévolution par défaut.

À qui un couple sans enfant peut-il transmettre ? À qui il veut (la transmission est libre, sans héritier réservataire) : filleuls, Église, associations, œuvres. Un legs à une association diocésaine, par exemple, est exonéré de droits.

Quelle différence avec un célibataire sans enfant ? Le couple a un conjoint à protéger en priorité (premier décès), ce que n'a pas le célibataire. La logique est donc en deux temps : protection du conjoint, puis transmission au second décès.

Conclusion

Le couple sans enfant a un double enjeu : protéger d'abord le conjoint survivant (régime matrimonial, donation entre époux, assurance-vie), puis organiser la transmission au second décès. Sans organisation, les collatéraux héritent, souvent lourdement taxés. La transmission étant libre, c'est une occasion de générosité choisie à organiser en deux temps, avec le notaire.

Pour protéger votre conjoint et organiser votre transmission, demandez un bilan patrimonial aligné sur vos valeurs.

Pour aller plus loin

Sources & références

  • Code civil (dévolution successorale en l'absence d'enfant, droits du conjoint, collatéraux) ; Code général des impôts (fiscalité des successions, legs aux associations) — légifrance, impots.gouv.fr.

Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil juridique, notarial ou patrimonial personnalisé, ni un conseil en investissement. La fiscalité peut évoluer. La Financière Saint-Matthieu — mentions légales / statut CIF / ORIAS n° 24005661 (GML Vie).

Article rédigé par
Léonard Fontaine